Riche en protéines, pauvre en graisses : connaissez-vous les atouts nutritionnels du gibier ?
Riche en protéines, pauvre en matières grasses et source de minéraux essentiels, la viande de gibier sauvage possède des atouts nutritionnels encore méconnus.
Avec en moyenne 22% de protéines et seulement 2,3% de matières grasses, la viande de grand gibier sauvage présente de réels atouts nutritionnels. C’est ce que révèle une étude menée par le professeur Pierre-Henri Ducluzeau, spécialiste en nutrition humaine au CHU de Tours, à la demande de la Fédération nationale des chasseurs (FNC).
Cerf, chevreuil et sanglier : au-delà de leurs qualités gustatives, ces 3 viandes sauvages présentent un profil nutritionnel intéressant. Pour mieux le connaître, la FNC a confié au professeur Pierre-Henri Ducluzeau une étude portant sur 18 échantillons prélevés en 2024 sur neuf animaux provenant de quatre départements français (les Landes, le Gers, la Haute-Garonne et la Somme).
Premier enseignement : avec 22g de protéines en moyenne pour 100g, le gibier constitue une excellente source de protéines animales. Ces protéines sont dites « complètes », car elles apportent les neuf acides aminés essentiels que notre organisme ne peut pas fabriquer lui-même. Indispensables à la construction et au renouvellement des muscles et des tissus, elles contribuent au bon fonctionnement de l’organisme.
Un apport particulièrement intéressant pour les personnes actives comme pour les seniors, soucieux de préserver leur masse musculaire.
Autre atout : sa faible teneur en matières grasses. Avec seulement 2,3 g de lipides en moyenne pour 100g, les viandes de gibier analysées contiennent environ deux fois moins de matières grasses que le poulet moyen, selon les références retenues dans l’étude.
Une caractéristique intéressante pour ceux qui souhaitent limiter leurs apports en graisses sans renoncer à la viande.
Fer, zinc et potassium : trois micronutriments essentiels
La venaison se distingue également par sa richesse en micronutriments essentiels. Elle apporte notamment du fer, indispensable au transport de l’oxygène dans le sang, du zinc, qui participe au bon fonctionnement du système immunitaire, et du potassium, nécessaire à l’activité musculaire et nerveuse. Selon l’étude, le gibier contient en moyenne trois fois plus de fer et deux fois plus de zinc que le poulet, à quantité égale.
Ces résultats confirment l’intérêt nutritionnel de la viande de gibier sauvage, qui peut trouver toute sa place dans une alimentation variée et équilibrée.
Une viande sauvage française qui conjugue ainsi qualités nutritionnelles, diversité des saveurs et plaisir de la table.
